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Protéines

Concentration par A280

Convertir l’absorbance en concentration pour protéines et acides nucléiques, déduire le coefficient d’extinction d’une séquence et vérifier les rapports de pureté.

Concentration massique
Concentration molaire
Déduire d’une séquence protéique

Les acides nucléiques utilisent les facteurs habituels : une unité d’absorbance vaut 50 µg/ml pour l’ADN double brin, 33 pour le simple brin et 40 pour l’ARN. Un rapport 260/230 inférieur à 2 signale des sels ou du phénol résiduels.

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Formule

c = A ÷ (ε × l)

A
l’absorbance mesurée
ε
coefficient d’extinction molaire, en M⁻¹cm⁻¹
l
trajet optique en centimètres
acide nucléique
une unité d’absorbance vaut 50 µg/ml pour l’ADN double brin, 33 pour le simple brin et 40 pour l’ARN

Exemple résolu

Une protéine d’ε 43824 et de 26900 Da lisant 0,85

  • A₂₈₀ = 0,85
  • ε = 43824 M⁻¹cm⁻¹
  • MW = 26900 Da
  • l = 1 cm
  1. Concentration molaire : 0,85 divisé par 43824 donne 1,94 × 10⁻⁵ M.
  2. En micromolaire : multiplier par 10⁶.
  3. Concentration massique : multiplier la molaire par la masse moléculaire.

Réponse 19,4 µM, soit 0,522 mg/ml

Erreurs courantes

  • Oublier le trajet optique sur un NanoDrop. Il mesure sur 0,1 cm voire 0,03 cm et normalise lui-même à 1 cm ; diviser une seconde fois donne une erreur d’un facteur dix.
  • Appliquer la règle « une unité d’absorbance vaut un mg/ml » à n’importe quelle protéine. Elle ne tient que pour une composition aromatique moyenne et se trompe lourdement sur une protéine pauvre en tryptophane.
  • Négliger la contamination par les acides nucléiques. L’ADN absorbe aussi à 280 nm et gonfle la concentration apparente ; regardez le rapport 260/280.
  • Oublier le facteur de dilution quand l’échantillon a été dilué avant lecture.

Questions fréquentes

Que dit le rapport 260/280 ?

On attend environ 1,8 pour de l’ADN propre et environ 2,0 pour de l’ARN. Une valeur plus basse signale des protéines ou du phénol. Pour un échantillon protéique la logique s’inverse : un rapport élevé trahit des acides nucléiques.

Pourquoi le 260/230 compte-t-il ?

En dessous de 2, il reste généralement du sel, du phénol, des sucres ou de la guanidine. Ces résidus gênent la ligature et la transfection en aval, même si la concentration a été bien lue.

Et si ma protéine n’a ni tryptophane ni tyrosine ?

L’A280 ne servira à rien. Passez au BCA ou au Bradford, sensibles aux liaisons peptidiques et aux résidus basiques, et ajustez la courbe étalon avec l’outil dédié.

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